Le Sceptre d’Ottokar
Au début du Sceptre d’Ottokar, comment Tintin pourrait-il savoir, lorsqu’à la première page de l’album il ramasse une serviette oubliée sur un banc, que ce simple geste va le conduire jusqu’en Syldavie et le placer au centre d’un gigantesque complot politique ? Seul Milou semble en avoir l’impression, lui qui, voyant son maître se saisir de la serviette, n’hésite pas à lui déclarer : Tu as tord Tintin !… Tu sais que ça ne te réussit jamais de t’occuper des affaires des autres.
L’histoire paraît du 4 août 1938 au 10 août dans le Petit Vingtième. Les signes annonciateurs du second conflit mondial sont nombreux.
Bien que la Syldavie et les événements politiques occupent le devant de la scène dans Le Sceptre d’Ottokar, d’autres éléments qui marquent fortement l’album. Et le moindre n’est certainement pas la première intervention (p 28) de Bianca Castafiore qui, dans cette histoire, ne fait encore que passer mais qui prendra par la suite une importance que personne - surtout pas Hergé - ne pouvait à l’époque soupçonner.
Extrait du livre de Benoît Peeters, Le Monde d’Hergé, éditions Casterman.
4 octobre 2005 à 11:13 am
Un album très engagé en effet. Il suffit de lire les papiers 1239/1240 que Tintin découvre dans le portefeuille du voleur de sceptre pour se rendre compte de la dangerosité du régime bordure qui rappelle bien les méthodes employées pour annexer l’Autriche.
11 mars 2006 à 2:22 pm
petite question ….
Quel objet utilise tintin pour simuler le vol du sceptre ?
— ——- — ——- ( il faut que ca rentre dans les cases )
merci !!
14 juin 2006 à 9:34 pm
Pour Marine : Un morceau de branche
Bon jeu sur lob !!
18 septembre 2006 à 12:23 pm
Bout courbé (album noir et blanc) et bout fourchu (album couleur) servent d’alternative au sceptre pour expliquer le procédé appliqué pour le vol.
Cet album fait allusin à deux annexions : celle de l’Urss au nord de la Roumanie et celle de l’Allamagne sur l’Autriche.