Le Syldave d’Hergé
Eih bennek, eih blavek - devise syldave: “Ici je suis, ici je reste.”
Tintin se rend pour la première fois en Syldavie dans le Sceptre d’Ottokar, et c’est l’occasion pour le lecteur de découvrir une langue inconnue, le Syldave. On la retrouvera dans Objectif Lune et L’Affaire Tournesol.
Mark Rosenfelder nous propose sur son site une analyse de la grammaire de cette langue. Il conclut notamment que le syldave est une langue germanique, et non pas slave. Mais il va bien plus loin, analysant l’orthographe et la syntaxe de cette langue qui illustre encore une fois l’inventivité d’Hergé.
31 août 2006 à 4:14 pm
Monsieur Rosenfelder a fait là un travail bien inutile. Il met en doute que la langue syldave soit issue du marollien. Pour quelqu’un qui comprend ce dialecte (ce qui est mon cas) le doute n’est pas permis : c’est du marollien écrit phonétiquement avec l’adjonction de consonnes parasites qui lui donnent une allure slave. Monsieur Rosenfelder a pris conseil (selon ses dires) auprès de néerlandophones ; or, le marollien n’est pas issu du néerlandais, mais bien de l’ancien flamand brabançon et du wallon hennuyer ! Le syldave n’est pas la seule langue inventée par Hergé au départ du marollien : l’arumbaya a aussi la même origine.
18 mars 2007 à 10:36 pm
Désiré Roegiest? Comme le paintre Bruxellois?
5 octobre 2007 à 8:54 am
Voir en ce sens le livre “Le Ketje de Bruxelles”. Je n’avais pour ma part, mais c’est excusable puisque je m’occupe surtout de science et pas de lettres, pas remarqué qu’Arumbaya peut se comprendre comme “as-tu du rhum avec toi?” .